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Les Macintosh, ou Mac, sont des ordinateurs personnels fabriqués et commercialisés par la société Apple Computer depuis janvier 1984. Ils cohabitent sur le marché des ordinateurs personnels avec les PC.
Les premiers Macintosh ont tiré leur succès de leur interface graphique simple d'utilisation. Ils étaient construits sur les microprocesseurs de la famille 68000 de Motorola. Les machines plus récentes emploient le PowerPC d'IBM et Motorola. Ils sont aujourd'hui très utilisés en vidéo, infographie, presse et musique.
Les Macintosh fonctionnent habituellement avec le système d'exploitation Mac OS, mais d'autres systèmes sont depuis peu utilisables, comme Linux ou FreeBSD.
Un cluster de Xserve G5 surnommé Big Mac est actuellement l'un des supercalculateur les plus puissants au monde (7ème au top 500 [1] de novembre 2004)

Histoire Modifier

Le projet Macintosh Modifier

Les bases du projet Macintosh naquirent début 1979 avec Jef Raskin, qui envisagea un ordinateur facile à utiliser et peu cher pour le grand public. Ses idées furent répertoriées dans Le Livre du Macintosh.

En décembre 1979, Jef Raskin fut autorisé à lancer le projet Macintosh et se mit en particulier à la recherche d'un ingénieur qui soit capable de réaliser un premier prototype. Bill Atkinson, un membre du projet Lisa, lui présenta Burrell Smith, un technicien qui venait d'être recruté la même année. Selon certaines sources, Bill Atkinson aurait dit à Jef Raskin : « Jef, voici Burrell. Il est le gars qui va réaliser le Macintosh pour toi. »

Jef Raskin demanda à Burrel Smith de réaliser un ordinateur qui puisse être commercialisé à 500 $. Son premier prototype embarquait 64 Ko de mémoire, utilisait le peu puissant microprocesseur 6809E de Motorola, et avait un affichage de 256 par 256 pixels en noir et blanc. C'est alors que Bud Tribble, un programmeur sur le Macintosh, eut l'idée d'adapter les programmes graphiques du Lisa pour les faire tourner sur le Macintosh. Il demanda aussi s'il était possible d'intégrer le processeur Motorola 68000 du Lisa dans le Macintosh tout en maintenant un faible coût de production. Dès décembre 1980, Burrell Smith mis au point une carte qui embarquait non seulement un processeur 68000, mais qui de plus le faisait tourner à une fréquence de 8 MHz au lieu de 5 MHz. Ce deuxième prototype avait aussi un affichage de 384 par 256 pixels. Cette machine utilisait moins de contrôleurs mémoire que le Lisa, ce qui la rendait bien moins cher à fabriquer.

Le concept innovant du Macintosh attira l'attention de Steve Jobs, qui quitta le projet Lisa pour se concentrer avec son équipe sur le projet Macintosh. En janvier 1981, il prit la direction du projet, forçant Jef Raskin à le quitter.

Steve Jobs avait visité les locaux de développement de Xerox PARC en décembre 1979, soit trois mois avant le lancement des projets Lisa et Macintosh. Ayant appris que Xerox développait une technologie d'interface graphique, il avait négocié cette visite en échange de stock option Apple. Il est indéniable que cette visite influença grandement Steve Jobs pour le développement du Lisa et du Macintosh.

Le Macintosh Modifier

Le Macintosh fut finalement lancé le 22 janvier 1984, avec une publicité diffusée lors de la troisième mi-temps du Super Bowl (championnat mondial de football américain). Réalisée par Ridley Scott, cette publicité décrivait un monde orwellien enchaîné par la technologie IBM et libéré par l'arrivée d'une nouvelle machine : le Macintosh.

Commercialisé à un prix de 2 495 $, le Macintosh avait 128 Ko de mémoire (d'où le nom Macintosh 128k) et tournait sur un nouveau système d'exploitation, Mac OS (une grande partie était enregistrée en ROM) et un lecteur de disquette 3,5 ".

Malgré un accueil enthousiaste, il était trop radical pour beaucoup : comme la machine était construite autour de l'interface graphique, tous les programmes en ligne de commandes existant devaient être complètement repensés et réécris, et les outils étaient lacunaire. Cela rebuta la plupart des développeurs et fut la cause du manque de logiciels pour Macintosh à ses débuts.

Le Macintosh se vendit assez bien au début, mais à partir de la fin de l'année 1984 ses ventes chutèrent : il était en fait limité par sa faible évolutivité (pour brancher un disque dur externe notamment), mais surtout par sa faible quantité de mémoire. En effet, alors que 128 Ko de mémoire paraissait énorme à sa sortie début 1984, la concurrence (principalement les IBM PC) avait rapidement fait augmenter les standards en matière de mémoire. Apple sorti alors le Macintosh 512K, une évolution du Macintosh original avec 512 Ko de mémoire.

La famille s'élargit : l'ère des Macintosh 68k Modifier

A partir de 1986 les nouveaux modèles se succédèrent à un rythme plus soutenu. En janvier 1986 sort le Macintosh Plus, qui vise à corriger le plus gros défaut des deux premiers Macintosh : le manque d'évolutivité. Il intègre ainsi quatre emplacements mémoire lui permettant d'embarquer jusqu'à 4 Mo de mémoire, ainsi qu'un port SCSI standard. Un peu plus tard sort le Macintosh 512Ke, petite évolution du Macintosh 512K, et qui forme l'entrée de la gamme.

En mars 1987 Apple introduit le Macintosh II. Très haut de gamme (4000 $ à son lancement), celui-ci incarne l'évolutivité ultime. Il est le premier Macintosh qui n'est pas tout-en-un et offre 8 émplacements mémoire, 6 slots Nubus et deux emplacements interne pour disque dur. Il est aussi plus puissant avec son processeur 68020 cadensé à 16 MHz. En même temps sort le Macintosh SE qui va se positionner au dessus du Macintosh Plus dans la gamme compacte (à écran intégré). Tout deux disposent d'une nouvelle version de Mac OS : le Système 2.

Désormais Apple dispose d'une gamme d'ordinateur complète et crédible et les ventes redécollent avec plus de 50 000 unités vendues par mois. Tous le monde pensait alors que le Macintosh allait l'emporter sur les PC d'IBM et le tout niveau Windows. Mais au début des années 1990 les clones PC saturèrent le marché et Apple se trouva la seule société à faire des Macintosh. Depuis cette époque les Macintosh n'ont plus réussi à reprendre l'avantage sur les compatiples PC.

La gamme Macintosh continue à évoluer en à gagner en puissance, en adoptant les processeurs Motorola 68030 puis 68040. En bas de gamme apparurent les Macintosh Classic et les Macintosh LC en moyenne gamme, les dérivés du Macintosh II (IIx, IIcx, IIci, IIsi, IIfx, ...) formant le haut de gamme jusqu'en 1991. Fin 1991 apparaissent les Macintosh Quadra, les premiers Macintosh au format tour, destinés aux professionnels. Très évolutifs et doté d'un processeur Motorola 68040 très puissants, ils reléguèrent les Macintosh II en moyenne gamme. Dans les années 1992-1993 les Macintosh LC furent très populaires grâce à leur prix très compétitif (750 $ pour un LC III à sa sortie). En septembre 1992, Apple lance la famille Performa pour le grand public. Ce sont au début des Classic ou des LC vendus avec des moniteurs, à des prix réduits. En 1993 est lancée la famille Centris, des modèles de milieu de gamme à base de 68040.

Parallèlement aux Macintosh de bureau, Apple sortit des ordinateurs portables. La première tentative fut le Macintosh Portable, sorti en 1989, mais, pesant plus de 7 kg, il ne connu pas le succès. Les premiers Macintosh vraiment portables furent les PowerBook, lancé en 1991. Il connurent d'emblée un grand succès, grâce à leur caractère novateur : il intégraient un trackball et, subtil détail, le clavier était positionné du côté de l'écran, laissant de la place sur le devant pour reposer les poignets (alors que tous les portables PC de cette époque plaçaient tous le clavier le plus proche possible de l'utilisateur).

Depuis 1994 : les Macintosh PowerPC Modifier

Au début des années 1990, l'alliance Apple - IBM - Motorola annonça la série de processeurs PowerPC à architecture RISC.

Les premiers Macintosh à base de PowerPC furent les Power Macintosh 6100, 7100, 8100 sortis en 1994. Cela fut une révolution majeure des Macintosh : en terme de performance, le Power Macintosh 6100 à base de PowerPC 601 d'entrée de gamme était plus rapide que le plus puissant des Macintosh 68k! En contrepartie, du fait de l'incompatibilité entre les processeurs PowerPC et 68000, toutes les applications Macintosh durent être réécrites, y compris le système d'exploitation. Les anciennes applications fonctionnaient sur les Power Macintosh par l'intermédiaire d'un émulateur.

Dès 1995, toute la gamme de bureau Apple fut composée de machine à processeur PowerPC. Jusqu'en 1997, la gamme Macintosh était composée comme suit : les Performa et les Power Macintosh des séries 4000, 5000 et 6000 pour la gamme grand public (dotés d'un écran), les Power Macintosh 7xxx en milieu de gamme, les Power Macintosh 8xxx destinés aux professionnels du son et de la vidéo et les Power Macintosh 9xxx très évolutif en haut de gamme.

Les PowerBook ne passèrent au PowerPC que fin 1995, avec le PowerBook 5300. Mais cette sortie était encore trop anticipée et le PowerBook 5300 connu de nombreux problèmes techniques. Seuls trois autres PowerBook virent le jour avant le passage au PowerPC G3 : les PowerBook 1400, 2400 et 3400.

À partir de 1995, pour contrecarrer la perte de part de marché, Apple autorisa d'autres sociétés, comme Umax ou PowerComputing à fabriquer des Macintosh. Ces Macintosh sont surnommés les clones. Apple est à cette période au plus bas et est sur le point de disparaître. Les clones furent interdits par Apple à la sortie du G3.

Fin 1997 sortent les premiers Macintosh à base de PowerPC G3. Les performances font un nouveau bond en avant et les PowerPC 603 et 604 sont rapidement abandonnés dans la gamme Macintosh. Cela ne suffit pas à reprendre des parts de marché mais permet à Apple de survivre.

Mais c'est à partir de 1998 que les ventes reprennent, grâce à la sortie de l'iMac. Plus de 6 millions d'iMac se vendront jusqu'en 2001. La mode colorée de l'iMac déteindra sur le reste de la gamme Macintosh : en 1999 sortent les Power Mac Bleu et Blanc (au boîtier translucide), puis les PowerBook se parent d'un boîtier tout en rondeurs. En 1999 sort l'iBook palourde coloré. Le carré magique est complété : dans la gamme de bureau, l'iMac pour le grand public et le Power Mac pour les professionnels, et dans la gamme portable, l'iBook pour le grand public et le PowerBook pour les professionnels.

En 1999 les Power Mac passent au processeur PowerPC G4. Celui-ci n'apportera aux Mac qu'un faible gain en puissance et sera marqué par les difficultés de production par Motorola.

En avril 2001, le Macintosh subi une seconde révolution (après le passage au PowerPC), cette fois ci dans son système d'exploitation, avec le passage à Mac OS X, basé sur un noyau UNIX dérivé de BSD.

La même année, Apple lance le PowerBook G4. Celui-ci signe la fin des Mac au design coloré et arrondi : totalement en titane, il se veut très sobre et d'un aspect plus professionnel. L'iBook se pare lui d'une coque toute blanche, caractéristique de tous les futurs Mac grand public. En 2002 sort l'iMac G4, doté d'un écran plat. Il est suivi par l'eMac G4, destiné au bas de la gamme grand public. La même années, Apple commercialise parallèlement un serveur en rack 1U : le Xserve.

Dans les années 2001-2002-2003, à cause des déboires de production du G4, les Mac sont quelque peu dépassés en terme de puissance par les PC : le G4 ne peut suivre l'infernale montée en fréquence initiée par Intel et seuls les professionnels ayant besoin de calcul spécifiques peuvent tirer avantage des processeurs G4. Cela causa que les parts de marché d'Apple sur le marché grand public tombèrent au plus bas ces années là.

En 2003 le Power Mac G5 sort, et ramène les Mac dans la course à la puissance. Basé autour du processeur PowerPC 970 d'IBM à architecture 64 bit et tourné vers l'avenir, le Power Mac G5 trace un avenir plus clair au Mac. Depuis septembre 2004, les iMac ont à leur tour adopté le processeur G5.

Les différents modèles de Macintosh Modifier

Il existe plusieurs catégories de Macintosh :

Voir les listes détaillées des modèles de Macintosh : Liste des modèles de Macintosh et Liste des clones Macintosh

Voir aussi Modifier

Sources et réferences Modifier

Ressources externes Modifier

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